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LES DIATOS DE LA CAMBUSE

L a montagne morte de la vie

30 Août 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES

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Roman de l'étrangetée et du fantastique une autre vision des lectures marines , toujours un départ en bateau et souvent un attérissage sur une ile mystérieuse

 

Michel Bernanos fut un des trois fils du célèbre Georges Bernanos. La personnalité et le génie de son père furent sans doute des éléments néfastes pour cet homme dévoré par des tourments qui l'amèneront à se suicider à l'âge de 41 ans. Malgré tout, il écrira quelques romans (dont le Cycle de La montagne morte de la vie) et des poèmes la plupart inachevés. Ce court roman de 150 pages se compose de deux parties bien distinctes. La première est maritime et rappelle les atmosphères propres à W.H Hodgson ou encore Jean Ray tandis que la seconde plonge dans un univers lovecraftien. Mais ne brûlons pas les étapes !

 

Après une soirée bien arrosée, un jeune homme se retrouve embarqué sur un galion en route vers le Pérou. A son réveil, il fait l'objet de brimades par l'équipage composé d'hommes cruels. Le vieux cuisinier Toine prend soin de lui. Peu après, le navire reste bloqué en plein milieu de l'océan par manque de vent. Les semaines se passent et les provisions viennent à manquer. Les hommes se mutinent et on assiste à des scènes de cannibalisme. Une grosse tempête fait couler le galion et Toine et son protégé deviennent les uniques survivants. Ils dérivent longuement avant d'accoster sur une île étrange aux montagnes immenses.

 

Si la couleur prédominante de Lovecraft est le verdâtre, celle employée par Bernanos est le rouge pourpre, la rouille et des ciels rougeoyants. Tout est enfer sur cette île, les plantes sont carnivores, l'eau ressemble à du sang et des statues humaines pétrifiées forment d'innombrables grappes d'hommes, de femmes et d'enfants aux yeux figés vers le sommet des montagnes cyclopéennes.

 

Roman simpliste dans le fond et la forme, écriture lisible et non alambiquée, Bernanos parvient à envoûter littéralement le lecteur par des effets croissants et intenses. C'est un roman visuel avant tout. Vous partagez le parcours initiatique de deux hommes dans un univers intemporel, allégorie des Enfers, vous souffrez avec eux dans cette lente déambulation surréaliste. Ce roman est un bijou sensoriel et vous seriez de fieffés imbéciles de passer à côté de cette petite merveille.

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REPRISE

30 Août 2011 , Rédigé par les gaillards

ecole-danger-150x150.jpgREPRISE DES REPETITION LE LUNDI  5 SEPTEMBRE 2011 A 20H15  ECOLE DE STIVAL

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LE QUART

2 Août 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES

Gaillards d'avant

Sur un rafiot disloqué, des matelots écorchés se racontent. La réédition du chef-d'oeuvre de Nikos Kavvadias

Il fut poète, résistant, radiotélégraphiste, navigateur au long cours. Amateur d'odyssées corsées et de bars à matelots, le Grec Nikos Kavvadias (1910-1975) n'a signé qu'un seul roman, Le Quart, mais ce roman-là porte haut le pavillon de la littérature maritime. Dans le sillage de Cendrars, de Melville et de Conrad, il ne cesse, depuis un demi-siècle, de fasciner les lecteurs qui savent que la mer est l'empire des âmes. Le voilà enfin réédité - avec une préface d'Olivier Rolin - et il va encore nous entraîner loin, très loin, vers ce Grand Ailleurs où Kavvadias jeta l'ancre pour affronter l'impossible.

Une allégorie de la condition humaine
Nous sommes sur le pont du Pythéas, un rafiot disloqué, rongé par la rouille et par les griffes du diable, qui s'escrime à rallier la mer de Chine. A son bord, une poignée de desperados tout aussi déglingués, Gérasimos le capitaine, Polychronis le timonier, Vanghélis le bosco, Diamandis le pilotin, Nico le radio. Ils ont le cœur tanné comme un vieux cuir, ils en ont passablement bavé, mais leurs caboches sont remplies de rêves et d'histoires. Alors, ils les racontent à tour de rôle, de quart en quart, en nous disant pourquoi la vie et les tempêtes les ont si cruellement écorchés: surgies des gouffres les plus sombres des océans, mêlant amours de contrebande et poésie du désespoir, leurs confidences sont un très grand moment de littérature. Avec une prose puissante, envoûtée, qui jaillit des lointains comme le chœur d'une tragédie antique. «Pour nous autres, marins, il n'existe pas d'enfer dans l'autre monde. Nous le vivons ici, dans la ferraille, dans cette vie», écrit Kavvadias, le météore des lettres grecques. Son roman n'est pas seulement une invitation au voyage, c'est une superbe allégorie de la condition humaine. A toute vapeur, sous un panache de fumée noire.

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Les gabiers de la cambuse

1 Août 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #TEXTES ET TABLATURES

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LES GABIERS DE LA CAMBUSE

 

Le bateau a quitté BREST pour les îles lointaines

Sous les grains, les bourrasques  nous montons au mat de misaine

Le capitaine appelles les bordées pour affaler le perroquet

Sans repos, sans manger nous sommes sur  le pont sans arrêt

 

refrain

 

Mais quand le vent mollis nous nous retrouvons a la cambuse

Des accordeons,  un harmonica, une guitare et notre muse

Nous jouons des valses, marches  des ridées et des polkas

Gabiers  de la cambuse cette chanson elle  est pour toi

 

Le vent est doux,  la mer  calmée, on monte la toile

Le moussaillon  lave le pont et regarde les voiles

Que le second règle au plus près, la barre et le cap

En direction de l’ouest, route  sur la Barbade

 

Après un mois de mer nous relâchons à Port VILA

Le bosco surveille l’embarquement des vivres et du tafia

Les  belles sur le quai  agitent leurs mouchoirs

Espérant voir notre or et notre argent a la taverne ce soir

 

Le rhum et les filles sont pour nous les marins

La récompense de la mer houleuse et des embruns

A chaque voyage nous jouons notre propre vie

En route vers le Brésil et son port d’ITAQUI

 

 

Le retour vers la Bretagne, avec l’ouragan fut tragique

Nous perdimes le lieutenant et  toute la clique

Le bosco prit le commandement  et dans la rade

Le bateau en partie démâté fit la parade

 

Je quitte enfin le bord et pose mon sac a terre

Mon accordéon sur l’épaule   je vois mon père

Qui m’attends avec mes amis au bar de la marine

Ma belle a sur  son corsage épinglé  une érine

 

Tous les souvenirs de mes voyages lointains

Ne valent pas les belles chansons et les refrains

Que je chante avec mes amis le soir a la cambuse

Levons nos bières que bien sur personne n’en abuse

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