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LES DIATOS DE LA CAMBUSE

Mon voisin (11.8) suite et fin

24 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES

Dans la bétaillère qui roulait, je pensais a ces jours heureux auprès de ces iliens plus paysans que marins. La route au début agréable, devenait plus accidentée, j’avais du mal à me tenir debout. Le camion stoppa, il faisait nuit, et le vent, même s’il était aussi fort, n’avais plus ce gout salé et iodé de l’ile. Il me semblait au plus profond de moi que cette odeur était celle de ma jeunesse, des genets des herbes grasses.

On m’installa dans un grand box. Un homme vêtus de blanc rentra, il regarda ma dentition, mes jambes, mes naseaux. On me donna du fourrage et de l’avoine.

Je dormis mal cette nuit la, tant de souvenirs se bousculant dans ma tête. En milieu de matinée je fus sorti de l’écurie et je reconnus mon maitre ; il vint me caresser et me tapoter a son habitude les fesses. Il discutait de façon guillerette et aimable avec l’homme en blanc.

On me conduisit dans un grand pré, et la alors que je croyais partir au travail, mon maitre me lâcha, et poussant un grand « hue » m’invita à partir galoper.

Je m’ébrouai, et me mis a courir dans le champ, retrouvant les délices du jeune poulain que j’avais connu. Au bout d’un moment je revins vers les  deux hommes qui étaient toujours en discussion assis sur la barrière. Ils ne s’intéressaient pas a moi, ne me préparaient pas pour un travail, ils me laissaient libre dans cet immense pré, Je ne restais pas longtemps seul, un jeune lad fit entrer dans l’enclos une jeune et belle jument. Je ne suis pas timide avec les juments, j’en avais connu sur l’ile de BATZ, mais la devant les hommes qui me regardais je n’osais pas rencontrer la belle .C’est elle qui vint  se coller contre mon flanc et se frotter sur mon encolure. Elle partie dans une course effrénée vers l’orée du bois, je la suivis  a mon tour, la bousculant et lui mordant un peu  le dessus du dos.

Ce soir la dans mon box, je me suis dit que j’étais un cheval libre. Le lendemain matin mon maitre est venu me dire adieu ; me tapant une dernière fois les fesses.

Des juments sont venues régulièrement avec moi dans mon pré, des poulains sont nés, certains restant dans l’élevage, d’autres comme moi  a l'époque sont partis dans les fermes, dans les centres équestres.

La vie coulait doucement. Un après midi  l’homme en blanc m’a fait monter dans un van et après un petit voyage , j’ai retrouvé la mer ,des hommes, photographes  m’attendaient, j’en avais vu  sur l’ile ,ils ont commencés a me prendre en photo ,alors que je trottait sur le sol vaseux , près de grands  poteaux planté dans le sol . Un jeune homme, est arrivé près de moi, timide. Il est resté un moment  à me regarder, gambader et me gratter sur les poteaux humides. Puis il a tendu la main, il parlait d’une voix rauque,  Je ne reconnaissais aucun son sauf quand il disait a marc’h, cette sonorité je l’avais entendu juste a près ma naissance, quand la vieille femme de la ferme venait me voir .Sa voix ressemblait a des incantations et résonnait dans mon corps.

Nous sommes rentrés tard dans la nuit, j’ai retrouvé avec plaisir  mon box et ma jument. Mes articulations me font un peu mal ces jours ci, surtout que je ne suis pas sorti au pré à cause de l’épaisse couche  de neige qui est tombé dans la semaine.  J’ai eu  la visite du jeune homme, il portait un grand manteau et un bonnet de laine, Il l’enleva et le secoua  sur le rebord de mon box, Il m’a parlé dans son étrange dialecte  et il m’a pris la crinière entre ses mains. Il m’a indiqué une grande photo posée sur une botte de paille, me représentant  galopant dans la moulière derrière le jeune homme.

Mon nom est  IRVI, je suisle cheval qui est sur la pochette du disque de Denez PRIGENT et ceci est mon histoire

FIN joyeux noêl a tous

irvi-denez-prigent- ML

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Mon voisin (11.7) suite

23 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES

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L’automne revenait sur l’ile, celle-ci se vidait de ses touristes et de ses résidents semi annuels. Avec mon maitre nous reprenions le chemin des champs lui et moi heureux de cette petite solitude.

Cinq ans de suite mon maitre vint clouter sur la porte de mon box la plaque du vainqueur de la course du quinze aout

Puis alors que j’avais  dix printemps, il entreprit des travaux dans son écurie, il construisait un second box.

Un soir, alors que le maitre s’était absenté plusieurs jours, ce n’était pas son habitude hormis les jours après la grande course, Il rentra avec la remorque de la barge. Un jeune cheval y descendit et devint l’occupant du box voisin.

Je fus chargé de lui apprendre la technique du labour, du hersage, de l’arracheuse de pommes de terre. Je lui expliquais comment attendre, ralentir, faire mine de ne pas entendre les ordres, enfin être un bon cheval.

Je devins pour mon maitre, son cheval de parade, je n’allais guère plus aux champs, mais j’étais attelé a une belle carriole  pour promener la famille, les amis. Faisant tranquillement à mon rythme le tour de l’ile.

J’assistais  à la grande course, enrubanné et décoré. Le poulain gagna la course des jeunes chevaux, c’était prometteur. Je pensais qu’il aurait prochainement une plaque sur la porte de son box.

 

Puis au printemps, le maitre et la maitresse vinrent ensemble dans le box, ils me caressairent longtemps, la maitresse me fit appuyer ma tête sur son épaule Ils me mirent une couverture en laine sur le dos .La remorque de la barge attendait dans la cour. Je ne sais pas si c’est le vent vif de cette journée mes yeux s’emplirent de buées et quelques gouttes tombèrent sur le sol.

Je sentis de nouveau le sol bouger sous moi quand je montais sur le bateau, je me retournai  pour voir l’ile une dernière fois.

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Mon voisin (11.6) suite

22 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES

 ce texte est le sixieme et pas le dernier, du cycle  mon voisin et offert en cadeau de noel a tous les lecteurs de notre blog .trait10

Le speaker reprit son micro, et de la foule sortit un énorme cri de joie. Je sentis dans mes flancs les talons de mon jockey au moment ou les élastiques furent lâchés, Je me mis à galoper vers le grand hôtel, comme a l’entrainement. Autour de moi les autres chevaux suivaient le même parcours, le poids de tous ces chevaux de trait et la force déployée faisait vibrer la plage. Prés de l’hôtel un virage était aménagé, mon cavalier du me crier trois fois  dessus pour me faire repartir, mon père me l’avait bien dit  n’avance qu’au troisième ordre du maitre. Les spectateurs massés sur le muret criaient et applaudissaient à notre passage. Je fis le retour vers la digue sans problème et sans fatigue, la chaleur que j’avais dans le ventre  diminuait.

Il fallait repartir vers le grand hôtel, je commençais à avoir du mal à respirer, mes jambes me faisait mal. J’allais m’arrêter quand j’ai sentis les premiers coups de cravache. La morsure du cuir sur les flancs me surpris et je repartis de plus belle. La fatigue  m’envahissait et mon souffle était de plus en plus court .J’avais dans les oreilles le bourdonnement de la foule, les cris des spectateurs et du speaker.  Je ne sais pas comment j’ai passé la ligne d’arrivée près du grand hôtel, mais j’ai vite sentis les embrassades de mon maitre et de sa femme. Les grandes tapes amicales et le morceau de sucre finirent de me permettre de retrouver mes esprits.

Un peu plus tard on me remit un collier, qui sentait bon le laurier. Mon maitre me doucha  et me frotta. Je le sentais très excité et heureux ; Beaucoup de fermiers venaient le voir et lui taper dans le dos.

Ce soir la ce fut ma maitresse qui me raccompagna au haras, je reçus, double ration d’avoine  et m’endormis plein de fatigue.

Durant trois jours je restais a la ferme, bien nourrit et au repos, ce n’est que le quatrième après midi que mon maitre apparu dans étable, il avait l’air fatigué, même très fatigué ; il me  prit la tête dans ses bras, j’eu l’impression qu’une larme coulait sur mon museau. Il  parla dans sa langue d’homme face à moi et me donna des tapes amicales sur les fesses.

Il avait avec lui une plaque d’acier et un marteau .Il installa la plaque sur la porte de mon box et revins me caresser le museau.

((A SUIVRE))

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Mon voisin (11.5) suite

21 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES

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Les entrainements s’intensifiaient a l’approche de la course, ma nourriture aussi changeait, elle était  plus riche plus sucrée. Pour cette course Il n’y avait ni paris, ni d’enjeux financiers. Mon maitre  n’avait jamais gagné ce derby, c’était souvent les fermes riches de la cote ouest qui trustaient les titres. Il devait espérer secrètement d’apposer la plaque du vainqueur sur la porte du haras.

Une semaine avant la course, le fils  de mon maitre rentra sur l’ile. Il était marin de commerce et entre deux embarquements il était venu se reposer chez ses parents. A partir de ce moment la ce fut lui qui me monta. IL était plus léger et plus souple que son père .Il utilisa aussi la cravache pour me faire aller plus vite  et me surpasser.

Cette journée du quinze aout s’annonçait très belle, Exceptionnellement je ne fus pas attaché à la remorque pour promener la maisonnée à la grande  messe de dix heures. Le fils du maitre m’accompagnait vers la plage, marchant a mes coté, on s’arrêta a l’église ou le curé bénissait les chevaux des fermes .Il me plaça a l’ombre sous un sapin. Et resta a coté de moi, me passant sur le museau un gant  rafraichi à l’eau.

 

Les festivités battaient leur plein, il  y eu en premier les poneys, des chevaux grands comme des poulains, vifs et hargneux. Ensuite je pus admirer les juments du haras, belles et élancées. Certaines me reconnaissait et je sentais que ma musculature ma robe lisse et ma crinière tressée ne les laissaient pas insensibles.

Les courses s’enchainaient les unes après les autres. Puis vint le moment ou on me mit la selle, l’atmosphère était différente, les iliens, les vacanciers et les touristes relevaient la tête, un étrange silence enveloppait la plage, ponctué que les cris des vendeurs de loteries ou de glaces .Ils  regardaient vers la ligne de départ. Le speaker qui tout l’après midi avait harangué la foule  pour maintenir le suspens, s’était maintenant tus.

Mon maitre passa près de moi et me donna un sucre. Ma bouche  fut comme un feu. Je déglutis, et sentis jusque dans mon estomac cet étrange effet. Mes naseaux s’ouvraient et ma respiration se saccadait.

Il me fallut un peu de temps pour récupérer, la chaleur étrange restant dans mon corps. Pendant ce temps mon jockey m’avait équipé et amené près de la digue. Il s’installa sur mon dos. Nous étions une trentaine de chevaux à nous tenir derrière les élastiques.

 ((A SUIVRE))

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Mon voisin (11.4) suite

20 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES

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Le fermier venait me voir régulièrement, et dans la remorque de son tracteur, sortait des feuilles de choux ou de la paille .Je dégustais ces suppléments, accompagnés par les pies et les goélands.

 Ainsi se passait l’été, jusqu’au début du mois d’août, ou le maréchal ferrant se déplaçait sur l’île et me changeait les quatre fers. Tôt le matin le maître me prenait a la bride et me faisait passer dans le village, nous nous retrouvions a plusieurs chevaux et juments à attendre notre tour ; Pendant que les fermiers discutaient entre eux, nous étions attachés aux tracteurs et voitures en réparation du garage de l’île. Le maréchal ferrant préparait ses fers dans la forge du garage. Il tapait en rythme sur son enclume, toc toc toc  tac, .Je suis rentré dans un box  et le maréchal ferrant m’a attaché  ensuite il a soulevé ma patte avant et avec son marteau m’a déferré. Mon maitre me massait le front, j’e ne ressentais aucune douleur, mais cette agitation et ce bruit me stressais .Après que l’homme de l’art m’ait déferré, mon maître me gratta les sabots et me les lima. Le fer  rouge était ajusté et pointé. Dans l’atelier du mécanicien de l’île ou d’habitude l’odeur des huiles agacaient mes naseaux, exhalait une odeur acre de corne chaude.

Les fers ainsi ajustés, claquaient sur le goudron de la route. Et j’étais fier, la crinière au vent de voir les humains se retourner sur mon passage. Mon allure et mon port étaient parfaits, je relevai la tête et montrait mes muscles.

Cette opération n’était pas anodine car tous les ans, le quinze aout avait lieu sur la grande plage  la course des chevaux de l’ile ; Mon maitre se préparait un mois a l’avance, il sortait la selle du grenier et commençait à la passer au cirage et a l’huile de phoque.

Sur la dune, il me faisait porter la selle ainsi assouplie quelques jours et le dimanche matin a l’aurore, nous partions en ballade, au début, il marchait à coté de moi, puis il s’installait sur mon dos. Au pas, dans les rues, et au galop en arrivant a la plage. Sans être de forte corpulence, mon maitre pesait au moins  un sac et demi de pommes de terre. Il me faisait faire des allers et retours devant les promeneurs matinaux.  Nous rentrions par le bourg, il me douchait et me frottait, me massait les pattes. Il vérifiait l’état des fers et me bandait les jambes

Les entrainements s’intensifiaient a l’approche de la course, ma nourriture aussi changeait, elle était  plus riche plus sucrée. Pour cette course Il n’y avait ni paris, ni d’enjeux financiers. Mon maitre  n’avait jamais gagné ce derby, c’était souvent les fermes riches de la cote ouest qui trustaient les titres. Il devait espérer secrètement d’apposer la plaque du vainqueur sur la porte du haras.

((A SUIVRE))

 

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Mon voisin (11.3) suite

19 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES

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De temps en temps le carillon de l’église sonnait, mon maître ne revint qu’en fin de journée et nous rentrâmes tranquillement vers la ferme. Il fit une halte pour boire un verre et prendre des victuailles. Le travail ne semblait pas difficile. Jour après jour et parcelle après parcelle j’ai retourné la terre, buté les pommes de terre, hersé les terrains sableux pour les carottes.

Ensuite arrivait le travail le plus difficile de l’ile, je devais descendre sur la plage avec la remorque a goémon, la les hommes et les femmes du village, entassaient les algues  qui s’étaient décrochées des rochers et que la marée  abandonnait sur le sable.

Le midi quand la carriole était remplie à ras bord, je devais, par un violent effort, la remonter de la grève a la dune. Mes sabots ripaient et s’enfonçaient dans le sable.les roues  se coinçaient dans les roches et les galets.

 Mon maitre tirait sur mon harnais, me motivant a grand coup de jurons, les femmes poussaient  a l’arrière, et désensablaient les roues ,après dix bonnes minutes  d’efforts, arrivé sur la dune lui et moi exténués , nous soufflions et reprenions de l’air a pleins poumons , lui s’adossant a moi , je sentais sa tension a travers son corps sur ma peau.

Ensuite nous versions le contenu sur le sol, les femmes étalaient le goémon pour le sécher, celui-ci était durant l’été érigé en motte haute de 2 mètres. En fin d’hiver ce fertilisant serait broyé et rependu sur les champs. C’est ce gout que l’on retrouve dans les pommes de terre nouvelles de l’ile de BATZ ;

L’après midi nous redescendions  a la plage pour remplir une seconde charretée. Ce travail durait dix jours, deux semaines à souffrir et à forcer.

Je savais aussi qu’ensuite je serai mis au repos pendant une grande période

Les travaux du printemps se terminaient, on me plaça face à la mer .ma longe attaché au sabot,

  La, a longueur de journée, je me nourrissais, humais l’air et surtout je regardais passer les touristes qui visitaient  l’île .Je me faisait photographier sous toutes les coutures, de l’aube a la tombée de la nuit. Face a la mer, dans le soleil couchant, en train de manger une carotte. Cela ne me dérangeait pas et je prenais un certain plaisir à  me tourner et présenter mes fesses quand les photographes amateurs réglaient leurs appareils. Certaines fois je mâchais les selles des vélos posés à proximité de mon aire de repos, Il y avait dans le caoutchouc un goût bizarre et délicieux. Les touristes pestaient contre moi mais souvent, souriaient de leurs mésaventures. Quels souvenirs ils pourraient raconter !!

 

De temps en temps, les chevaux de la ferme équestre passaient sur ma dune, je regardais les belles juments. Fines et élancées, elles tournaient la tête vers moi et quelquefois nous broutions ensemble quand les cavaliers avaient mis pieds à terre pour regarder le paysage. Puis quand le groupe de cavaliers quittait le sentier elles s’ébrouaient  pour le dire au revoir.

Je sais qu’elles retournaient sur le continent a la fin de l’été  me laissant sur l’île.

((A SUIVRE))

 

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concert a MENEAC le 16 decembre

18 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #organisation

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Le 16 décembre "Les gaillards d'avant "  animaient l'après midi de noel du foyer logement et ehpad de MENEAC

 

Bonne ambiance et danses au programme avec la gentille animatrice du foyer.

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Mon voisin (11.2) suite

16 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES

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En milieu d’après midi je fus chargé dans un camion et repris la route, cette fois ci le temps était plus long qu’a l’aller. C’est en sortant de la bétaillère que je compris que je ne verrais plus ma ferme ni mes parents .La nuit tombait, je n’arrivais pas a distinguer ce qui était autour de moi, seule une odeur forte et salée, comme ce sel que l’on met a disposition dans l’étable, emplissait mes naseaux. J’entendais un bruit régulier, comme un grand souffle. On me poussa sur un plateau et la j’eu l’impression de partir dans tous les sens, le sol bougeait sous moi. Moins d’une heure plus tard je posais les sabots sur l’île de BATZ.

 

   Je n’ai pas mangé pendant deux jours, tellement mon chagrin était grand. Puis mon nouveau maître et la patronne sont venus me voir dans l’écurie. Ils m’ont donné des carottes, elles étaient délicieusement salées. J’ai oublié mes années de jeunesse. Une nouvelle vie commençait

 

Après quelques jours de repos dans le haras, car c’est comme ça que je suis logé maintenant, le maître est venu m’atteler et nous sommes partis en direction des champs. J’ai bien regarder autour de moi, et je trouvais ridicule la dimension des parcelles ; chez mon premier maitre il fallait une centaine de pas pour arriver au bout du champ, ici par contre  dès que les  vingt pas sont fait j'arrête et je tourne .de plus la charrue ne possède qu’un soc. Mon maître a donc préparé l’attelage et alors que je bandai mes muscles pour tirer, je ne sentis aucune résistance, je travaillais dans le sable. C’était un travail d’une étonnante facilité. Au bout du premier sillon je stoppai comme mon père me l’avait conseillé et je n’ai redémarré qu’à la troisième injonction du maître. Les rangs étaient si court et le terrain si petit qu’il ne me fallut pas une heure pour faire le travail. Le maître rentra déjeuner .Il m’attacha le pied avec une corde et la corde a un piquet. Je montais sur la dune et contemplait le paysage autour de moi. Derrière il y avait des champs avec des cultures dont je ne connaissais pas l’odeur, cela sentait le chou, mais avec une grosse fleur blanche pommée a l’intérieur. Devant il y avait des dunes sur lesquelles poussait une herbe grasse et salée ; elle me servit de repas de midi, plus au loin avant le ciel, une étendue bleue elle aussi, parsemée de petit moutons blanc qui se déplaçaient sans arrêt, c’est cette étendue qui faisait ce drôle de bruit cette respiration. Au loin de dunes en dunes, j’apercevais mes congénères eux aussi au repos.

 

((A SUIVRE))

La suite lundi 19 decembre

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Mon voisin (11.1) Cadeau de noel

15 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES

irvi

 Il y a quelques semaines, je vivais encore sur la dune, respirant l’air iodé de la Bretagne nord et regardant passer les bateaux sur la MANCHE.  Mais ce n’est pas la que je suis né.

 

         Mes premiers mois je l’ai ai passé dans les monts d’ARREE, dans les landes et les fougères, près de mes parents .Mon père est ce qu’on appelle un postier breton, un bon gros cheval de trait. Ma mère avec qui j’ai vécu  neuf mois était calme et câline. Elle m’a appris à reconnaître les coins de pâtures les plus tendre, les plantes qu’il faut manger quand on a mal au ventre et surtout celles qui faut absolument éviter. C’est elle qui me consolait le soir quand le maître commença à m’équiper pour travailler ; au début je refusais absolument  tout ces instruments d’harnachements, mais le maître  a force de coup de fouets, souvent dirigés vers le sol m’éduqua .Je suis devenu un cheval de trait.

Ensuite  j’ai rejoint l’étable avec les autres  grands poulains. Au début la présence de ma mère me manqua, puis avec les autres poulains je trouvais du réconfort et m’habituais à mon nouveau travail

 

         Je passais encore quelques mois, en double avec mon père, nous tirions une charrue à doubles socs. Mon père que le maître nommait TORCH m’appris les ficelles du métier, comment bien stopper en fin de sillon et attendre le deuxième ou troisième ordre avant de commencer à tourner pour reprendre le travail.

         Il m’apprit aussi à prendre le rythme du paysan et ralentir doucement, allant ainsi à une cadence de sénateur.

         Au bout de deux ans, j’étais bien formé, et ma masse musculaire importante .Le maître passa dans l’étable  et m’inspecta  sous toutes les coutures. Il me tapa sur les fesses, inspecta mes dents mes sabots. IL avait l’air satisfait.

         Quelques temps plus tard on me fit monter dans une camionnette on roula une heure ou deux et je me retrouvai dans une grande halle, avec des centaines d’autres chevaux, la plupart de mon age, quelques uns plus gros et plus charpentés étaient bichonnés et décorés .Ils passaient devant un public  accompagné du maître et d’un de ses enfants.

 

         Je n’étais pas la depuis une heure, que déjà plusieurs hommes en blouse noire étaient venus me taper sur les fesses et masser mes muscles. Le maître restait tranquille dans un coin sur la paille, il ne semblait pas écouter les chiffres des marchands de bestiaux. Vers midi un homme un peu petit et carré, au teint plus brun que les autres, portant une casquette de marin se dirigea vers moi. Il regarda ma dentition, ma crinière  mes yeux, il appela mon maître, et ils discutèrent pendant  cinq minutes. L’homme sortit de son portefeuille une liasse de billets et la transmis à mon maître. Celui ci sans compter l’argent mit la liasse dans sa poche tapa dans la main de l’homme et ils se dirigèrent vers le café de la place.

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Concert du 11 décembre 2011

14 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #organisation

Gaillards d'avant. ont offert des refrains salés

Gaillards d'avant proposait, dimanche, un concert sur le thème de la mer et des marins, au théâtre de Halles. Cette représentation aux couleurs bleu et blanc 

 




Le public a été conquis par l'enthousiasme des 34 chanteuses et chanteurs, accompagnés de l'harmonica, de l'accordéon, de la guitare et des cuillères à percussion.

Les dix-sept chanteuses et dix-sept chanteurs des Gaillards d'Avant ont fait salle comble, au théâtre des Halles, dimanche.

Leur navire s'est amarré à l'école de Stival depuis huit ans :   de nouvelles chansons, comme « La Fringante », « Au café du port », « Partons : la mer est belle », chantées ce soir : ce sont des chansons du répertoire traditionnel ou plus moderne. Nous préparons un nouveau CD et un bal de la marine, au palais des congrès, en mars 2013 », , qui après la Vendée a le projet de chanter en Auvergne.

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