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LES DIATOS DE LA CAMBUSE

Mon voisin (11.1) Cadeau de noel

15 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES

irvi

 Il y a quelques semaines, je vivais encore sur la dune, respirant l’air iodé de la Bretagne nord et regardant passer les bateaux sur la MANCHE.  Mais ce n’est pas la que je suis né.

 

         Mes premiers mois je l’ai ai passé dans les monts d’ARREE, dans les landes et les fougères, près de mes parents .Mon père est ce qu’on appelle un postier breton, un bon gros cheval de trait. Ma mère avec qui j’ai vécu  neuf mois était calme et câline. Elle m’a appris à reconnaître les coins de pâtures les plus tendre, les plantes qu’il faut manger quand on a mal au ventre et surtout celles qui faut absolument éviter. C’est elle qui me consolait le soir quand le maître commença à m’équiper pour travailler ; au début je refusais absolument  tout ces instruments d’harnachements, mais le maître  a force de coup de fouets, souvent dirigés vers le sol m’éduqua .Je suis devenu un cheval de trait.

Ensuite  j’ai rejoint l’étable avec les autres  grands poulains. Au début la présence de ma mère me manqua, puis avec les autres poulains je trouvais du réconfort et m’habituais à mon nouveau travail

 

         Je passais encore quelques mois, en double avec mon père, nous tirions une charrue à doubles socs. Mon père que le maître nommait TORCH m’appris les ficelles du métier, comment bien stopper en fin de sillon et attendre le deuxième ou troisième ordre avant de commencer à tourner pour reprendre le travail.

         Il m’apprit aussi à prendre le rythme du paysan et ralentir doucement, allant ainsi à une cadence de sénateur.

         Au bout de deux ans, j’étais bien formé, et ma masse musculaire importante .Le maître passa dans l’étable  et m’inspecta  sous toutes les coutures. Il me tapa sur les fesses, inspecta mes dents mes sabots. IL avait l’air satisfait.

         Quelques temps plus tard on me fit monter dans une camionnette on roula une heure ou deux et je me retrouvai dans une grande halle, avec des centaines d’autres chevaux, la plupart de mon age, quelques uns plus gros et plus charpentés étaient bichonnés et décorés .Ils passaient devant un public  accompagné du maître et d’un de ses enfants.

 

         Je n’étais pas la depuis une heure, que déjà plusieurs hommes en blouse noire étaient venus me taper sur les fesses et masser mes muscles. Le maître restait tranquille dans un coin sur la paille, il ne semblait pas écouter les chiffres des marchands de bestiaux. Vers midi un homme un peu petit et carré, au teint plus brun que les autres, portant une casquette de marin se dirigea vers moi. Il regarda ma dentition, ma crinière  mes yeux, il appela mon maître, et ils discutèrent pendant  cinq minutes. L’homme sortit de son portefeuille une liasse de billets et la transmis à mon maître. Celui ci sans compter l’argent mit la liasse dans sa poche tapa dans la main de l’homme et ils se dirigèrent vers le café de la place.

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