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LES DIATOS DE LA CAMBUSE

Mon voisin (9).2

10 Mars 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #organisation

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Trois mois qu’il regarde l’Espagne, trois mois qu’il vit sous sa bâche et sa tôle ondulée, trois mois qu’il attend de prendre le bateau.

Il a quitté CASABLANCA  en bus, son ami français lui a remis une liste de téléphone, des adresses en France, il lui a donné une petite somme d’argent qui lui permet de subsister et un sac hydrofuge pour sa trompette.

.

Il a mal au lèvres de ne pouvoir en jouer, mais la discrétion est de rigueur dans ce nord MAROC ; Les patrouilles sont fréquentes et les déménagements fréquents. Plusieurs fois des passeurs sont venu le voir, il semble que le passage soit prévu prochainement, un soir ou la lune sera suffisamment claire pour naviguer.

Ce matin un homme  a demandé aux volontaires de l’aventure de préparer leur sac et leur argent, le passage a lieu ce soir. Il a enduit sa trompette de vaseline  qu’il a mis dans son sac, avec ses vêtements neufs  et ses documents

Lui et ses acolytes se sont dirigés vers la plage, la il ont attendus .La lune commençait a se lever ; Un petit bateau, une grosse barcasse  est arrivée les hommes a bord ont jetés l'ancre a cinquante mètres du rivage

Environ une heure plus tard un Range Rover a déboulé sur la plage.

Des hommes armés en sont descendus et ont commencés à crier aux candidats à l’exil de se mettre sur trois colonnes. IIs ont été fouillés et le plus costaud a demandé à voir l’argent.

Notre musicien a sortis ses mille cinq cents dollars et les a donné a une des femmes arrivé avec les passeurs.

Elle a rapidement compté l’argent et inscrit  le chiffre 17 sur le bras de notre homme à la peinture blanche.

. Le bateau s’est approché et les vingt premiers candidats à l’exode sont

montés a bord et se sont entassés a l’avant  du bateau

Sur la plage il entendait les cris de ses compagnons qui n’avaient pas la somme nécessaire pour passer et qui implorait les marins de les prendre, Une rafale d’arme automatique se fit entendre, les recalés s’enfuirent vers les dunes.

Il laissait la des hommes des femmes et des enfants avec qui il avait discuté , mangé vécu pendant des semaines

Certains étaient la depuis des années,beaucoup espéraient ,certains y mourraient et quelques uns rentrait dans leur village, subissant les griefs  et la disgrâce de la communauté qui avait financé leur voyage.

 

Le bateau était maintenant plein comme un œuf, Les marins lancèrent le moteur, et doucement ils quittèrent les rivages africains, Aucun feu  aucune lumière n’était toléré, les passeurs armés vociférant sans arrêt sur les clandestins. Ceux ci entassés, ayant a peine de la place a remué ou à déplier un bras et une jambe, se protégeaient des embruns et du froid qui commençait a tomber. Ils apercevaient les lumières de phares de la cote africaine mais aussi ceux de l’Europe. Un porte container passa à moins de cinq cent mètres du bateau et provoqua un gros remous. Il y eu des cris  et des atermoiements, mais les gardes a coups de matraques firent de nouveau  régner le silence a bord.

Allongé sur son sac, notre musicien essaya de se reposer, il sentait  dans son dos le cornet de sa trompette, et essayait de changer de position pour ne passe meurtrir les reins, a chaque fois il dérangeait ses congénères qui grognaient et le menaçait. Le vent commençait à se lever ; les paquets de mer arrosaient les hommes placés à l’avant du bateau ; La plupart des hommes et des femmes étaient maintenant trempés. La mer moutonnait, le vent  semblait tourbillonner .Le bateau tapait de plus en plus et soudain une vague recouvris tout le pont sur lequel était entassés les immigrants.

Un des passeur  bouscula  et déplace une dizaine d’hommes pour arriver  a une trappe située près du mat. Il la souleva alluma sa torche et inspecta le compartiment moteur. ;

En arabe il cria au barreur, celui-ci saisi de suite son téléphone satellite. Il semblait paniqué et au fur a mesure de la conversation le ton montait avec son interlocuteur. Notre musicien ne connaissait pas suffisamment la langue arabe  pour comprendre la conversation, mais la rumeur sur le bateau lui confirma qu’un incident avait lieu dans la salle machine. La pompe d’assèchement était en panne et l’eau arrivait  a mi-moteur         A SUIVRE

 

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