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LES DIATOS DE LA CAMBUSE

Mon voisin (9).3

24 Mars 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #organisation

Attention ;choc des photos , realité de la vie dans le detroit de GIBRALTARvoisin9.3.jpg

Il n’y eu pas de panique, le bateau continuait son voyage vers l’Espagne.  Les lueurs des phares étaient bien visibles et celles de la cote apparaissaient à chaque fois que la proue du bateau montait sur une vague. La mer était toujours agitée et de temps en temps un paquet d’eau venait s’abattre sur les passagers.

Après une demi heure de navigation, un bruit de moteur se fit entendre, un semi rigide (ZODIAC) s’approcha du bateau des émigrants, les matelots arabes et le barreur abandonnèrent  le rafiot .Le go fast se rangea près de la barcasse et le barreur cria a un passager de prendre la barre et d’aller tout droit entre les  deux phares, dont les lumières éclairaient de temps en temps l’esquif.Le bateau des passeurs disparus rapidement dans la nuit, la lune elle aussi disparaissait derrière les nuages.

Déjà le bateau s’enfonçait dans l’eau, la plage était à un ou deux kilomètre a portée de main quand le moteur du bateau cala net. Tous les hommes et les femmes firent silence quelques secondes

 

 Le bateau continuait d’avancer sur son erre, puis stoppa. Les hommes situés sur les bas flancs se mirent à ramer avec leur bras pour faire avancer le bateau, celui-ci  activé par la force des rameurs repris sa route à petite vitesse. Mais soudain une femme cria, l’eau sortait de la cale et remplissait le fond du bateau .La panique s’installa a bord et quelques hommes sautèrent a la mer nagèrent  vers la cote .Beaucoup voulurent les suivre et cela déséquilibra le bateau qui se retourna envoyant tous les passagers a la mer

. Notre trompettiste émigrant s’accrocha a ce qui lui restait son sac et sa trompette, Au bout de quelques secondes il compris que le sac qu’il avait eu en cadeau  était sa bouée de sauvetage, En effet celui ci étant étanche et hydrofuge, il flottait de façon parfaite.

Il entendait autour de lui les cris  des hommes et des femmes qui ne sachant pas nager restaient accrochés au bateau appelant  à l’aide.

. Puis il commença à nager vers la cote.

Il lui fallut bien une heure d’effort pour arriver sur la plage, à bout de souffle et de force .Il s’allongea quelques minutes sur le sable, il se dirigea vers un bosquet derrière la route côtière. Il ouvrit son sac se changea entièrement .et se dirigea vers une colline sans habitation.

Il marcha trente minutes environ .lorsqu’il se retourna en direction de la plage qu’il avait abandonné il aperçu les gyrophares des voitures de police et des ambulances .Il n’avait  vus que quelques compagnons  d’infortunes en sortant de l’eau, mais ceux-ci  avait quitté précipitamment  la plage et s’étaient volatilisés dans la nuit,

Quelques jours plus tard il apprendra  qu’il  y avait eu  soixante quatorze noyés et il pleura  A SUIVRE….

 

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brestmême 24/03/2011 12:48



de plus en plus triste ton histoire , merci quand même de nois informer de la misère de notre monde


le brestois vous salut bien