Mon voisin (11.2) suite
16 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES
En milieu d’après midi je fus chargé dans un camion et repris la route, cette fois ci le temps était plus long qu’a l’aller. C’est en sortant de la bétaillère que je compris que je ne verrais plus ma ferme ni mes parents .La nuit tombait, je n’arrivais pas a distinguer ce qui était autour de moi, seule une odeur forte et salée, comme ce sel que l’on met a disposition dans l’étable, emplissait mes naseaux. J’entendais un bruit régulier, comme un grand souffle. On me poussa sur un plateau et la j’eu l’impression de partir dans tous les sens, le sol bougeait sous moi. Moins d’une heure plus tard je posais les sabots sur l’île de BATZ.
Je n’ai pas mangé pendant deux jours, tellement mon chagrin était grand. Puis mon nouveau maître et la patronne sont venus me voir dans l’écurie. Ils m’ont donné des carottes, elles étaient délicieusement salées. J’ai oublié mes années de jeunesse. Une nouvelle vie commençait
Après quelques jours de repos dans le haras, car c’est comme ça que je suis logé maintenant, le maître est venu m’atteler et nous sommes partis en direction des champs. J’ai bien regarder autour de moi, et je trouvais ridicule la dimension des parcelles ; chez mon premier maitre il fallait une centaine de pas pour arriver au bout du champ, ici par contre dès que les vingt pas sont fait j'arrête et je tourne .de plus la charrue ne possède qu’un soc. Mon maître a donc préparé l’attelage et alors que je bandai mes muscles pour tirer, je ne sentis aucune résistance, je travaillais dans le sable. C’était un travail d’une étonnante facilité. Au bout du premier sillon je stoppai comme mon père me l’avait conseillé et je n’ai redémarré qu’à la troisième injonction du maître. Les rangs étaient si court et le terrain si petit qu’il ne me fallut pas une heure pour faire le travail. Le maître rentra déjeuner .Il m’attacha le pied avec une corde et la corde a un piquet. Je montais sur la dune et contemplait le paysage autour de moi. Derrière il y avait des champs avec des cultures dont je ne connaissais pas l’odeur, cela sentait le chou, mais avec une grosse fleur blanche pommée a l’intérieur. Devant il y avait des dunes sur lesquelles poussait une herbe grasse et salée ; elle me servit de repas de midi, plus au loin avant le ciel, une étendue bleue elle aussi, parsemée de petit moutons blanc qui se déplaçaient sans arrêt, c’est cette étendue qui faisait ce drôle de bruit cette respiration. Au loin de dunes en dunes, j’apercevais mes congénères eux aussi au repos.
((A SUIVRE))
La suite lundi 19 decembre
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