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LES DIATOS DE LA CAMBUSE

STIVAL (quartier de PONTIVY)

17 Juin 2010 , Rédigé par les gaillards Publié dans #organisation

Légende

Pour nos amis musiciens

Cela explique notre manque d'oreille musicale

Dans la chapelle de Stival, une fresque du XVe siècle donne le mode d'emploi de l'objet qu'elle garde avec ferveur : une cloche en cuivre appelée le bonnet de Saint Mériadec. On secoue la cloche au-dessus de la tête du fidèle pour le guérir de sa surdité ou améliorer l'audition.


Histoire de la chapelle

Histoire de L'église principale de Stival est dédiée à saint Mériadec ; elle a la forme d'une croix latine, et elle appartient au style ogival du XVIème siècle. La tour, au bas de la nef, est surmontée d'un clocher en ardoises. Les fenêtres de l'église sont en cintre brisé, à meneaux flamboyants. Les verrières, peintes en 1552 par Jehan Le Flamant, sont très remarquables. On y voit principalement la généalogie du Sauveur dans la fenêtre du fond du chœur, et sa Passion dans le transept sud. Le ciborium du maître-autel et les retables des autels latéraux, sont, malgré leur valeur, en désaccord avec le style de l'église. On conserve à la sacristie une petite cloche en cuivre battu, à quatre faces, avec une anse au sommet ; sa hauteur totale est de 0,25. On l'appelle la Cloche ou le Bonnet de Saint-Mériadec : les fidèles se la font poser sur la tête, pour obtenir sa protection. Sur l'un des côtés, on lit le nom du fabricant, en caractères du VIIème siècle : Pirtur ficisti (me). Les chapelles de la paroisse sont : — 1° Saint-Pierre, dans le cimetière. Elle a remplacé l'église paroissiale, démolie en 1853, et elle conserve le nom du patron du territoire. Elle ne présente aucun intérêt ; mais on y a placé un ancien vitrail, représentant l'Annonciation, la Nativité, l'Adoration des Mages et la Circoncision ; on y remarque la Vierge présentant Jésus, saint Joseph tenant un cierge à la main, et le grand-prêtre en costume épiscopal, ayant devant lui ses lunettes et le couteau de la circoncision : c'est d'une naïveté charmante. — On a conservé dans cette même chapelle une pierre tombale représentant un personnage en prières. Dans le cimetière se trouve aussi un lech de 1 m. 80 de hauteur. — 2° Sainte-Trifine, au village de ce nom. Elle est de plusieurs époques : la fenêtre du chevet est flamboyante ; dans la nef un entrait porte la date de 1653. Le véritable intérêt de l'édifice est dans les peintures qui décorent le lambris. Elles ont été exécutées en 1704, et elles représentent en neuf tableaux, accompagnés de légendes, la vie de sainte Trifine, femme de Conomor. Il y avait une chapelle privée à Tallen, mais elle est aujourd'hui en ruines. Stival était de la vicomté de Rohan et du doyenné de Guémené. Il comprenait les frairies du Bourg, de Kergo, de Sainte-Trifine et du Rongoet. En 1790, il recouvra son indépendance partielle, et fut érigé en commune, du canton de Cléguérec et du district de Pontivy. Le curé qui le desservait eut le tort de prêter le serment en 1791 et d'accepter la paroisse de Guern. Stival, rétabli comme paroisse succursale en 1802, fut absorbé par la commune de Pontivy en 1805, et supprimé comme paroisse en 1808. Un vicaire de Pontivy fut alors chargé du service spirituel. Une ordonnance du 26 janvier 1820 rétablit Stival comme succursale, en le laissant uni à la commune de Pontivy (J-M. Le Mené - 1891).

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