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LES DIATOS DE LA CAMBUSE

Mon voisin (11.5) suite

21 Décembre 2011 , Rédigé par les gaillards Publié dans #LECTURES MARINES

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Les entrainements s’intensifiaient a l’approche de la course, ma nourriture aussi changeait, elle était  plus riche plus sucrée. Pour cette course Il n’y avait ni paris, ni d’enjeux financiers. Mon maitre  n’avait jamais gagné ce derby, c’était souvent les fermes riches de la cote ouest qui trustaient les titres. Il devait espérer secrètement d’apposer la plaque du vainqueur sur la porte du haras.

Une semaine avant la course, le fils  de mon maitre rentra sur l’ile. Il était marin de commerce et entre deux embarquements il était venu se reposer chez ses parents. A partir de ce moment la ce fut lui qui me monta. IL était plus léger et plus souple que son père .Il utilisa aussi la cravache pour me faire aller plus vite  et me surpasser.

Cette journée du quinze aout s’annonçait très belle, Exceptionnellement je ne fus pas attaché à la remorque pour promener la maisonnée à la grande  messe de dix heures. Le fils du maitre m’accompagnait vers la plage, marchant a mes coté, on s’arrêta a l’église ou le curé bénissait les chevaux des fermes .Il me plaça a l’ombre sous un sapin. Et resta a coté de moi, me passant sur le museau un gant  rafraichi à l’eau.

 

Les festivités battaient leur plein, il  y eu en premier les poneys, des chevaux grands comme des poulains, vifs et hargneux. Ensuite je pus admirer les juments du haras, belles et élancées. Certaines me reconnaissait et je sentais que ma musculature ma robe lisse et ma crinière tressée ne les laissaient pas insensibles.

Les courses s’enchainaient les unes après les autres. Puis vint le moment ou on me mit la selle, l’atmosphère était différente, les iliens, les vacanciers et les touristes relevaient la tête, un étrange silence enveloppait la plage, ponctué que les cris des vendeurs de loteries ou de glaces .Ils  regardaient vers la ligne de départ. Le speaker qui tout l’après midi avait harangué la foule  pour maintenir le suspens, s’était maintenant tus.

Mon maitre passa près de moi et me donna un sucre. Ma bouche  fut comme un feu. Je déglutis, et sentis jusque dans mon estomac cet étrange effet. Mes naseaux s’ouvraient et ma respiration se saccadait.

Il me fallut un peu de temps pour récupérer, la chaleur étrange restant dans mon corps. Pendant ce temps mon jockey m’avait équipé et amené près de la digue. Il s’installa sur mon dos. Nous étions une trentaine de chevaux à nous tenir derrière les élastiques.

 ((A SUIVRE))

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brestmême 21/12/2011 16:47


OU AVEZ VOUS TROUVE VOTRE HISTOIRE???